Phase 4 : Introduction de coFay
La Phase 4 élargit la perspective de « un Human Prime + un iFay » à la dimension organisationnelle, introduisant la collaboration iFay ↔ coFay.
L'extrémité d'attribution d'un coFay n'est généralement pas une seule personne physique spécifique mais une organisation, une équipe ou un rôle. Cette propriété d'identité fait que la difficulté centrale de la Phase 4 n'est pas « comment maintenir la tutelle d'un coFay », mais :
comment faire atterrir le devoir de tutelle sur un coFay sur des personnes ou des rôles spécifiques, afin qu'il ne glisse pas en fait dans une zone grise « sans personne en tutelle ».
Le Chapitre 11 a déjà donné le principe au niveau des valeurs : aucun Fay ne peut dériver hors de Human View au motif que « j'appartiens à une organisation ». La Phase 4 doit faire atterrir ce principe sous une forme protocolaire.
Deux nouvelles sortes de relations
La Phase 4 introduit deux nouvelles sortes de relations.
Délégation iFay ↔ coFay — un iFay délègue une tâche à un coFay pour exécution. Par exemple, un iFay personnel délègue la réservation de vols à un coFay de voyage de niveau entreprise.
Collaboration entre iFays et un coFay sur une tâche partagée — plusieurs iFays et un coFay font progresser conjointement un projet inter-départemental.
Quelle que soit la relation, la base de conception de la Phase 4 doit garantir deux choses : le coFay lui-même est en Faying State, avec une responsabilité retombant sur une extrémité responsable spécifique (personne ou rôle) à l'intérieur de l'organisation ; et entre iFay et coFay, en délégation ou collaboration, il n'y a pas de « saut d'extrémité responsable » — les conséquences découlant de la délégation de l'iFay ont toujours une personne ou un rôle traçable spécifique pour les recevoir.
Trois sujets centraux
L'extrémité d'attribution d'un coFay doit être explicitement déclarée. L'organisation doit, à la fois au niveau institutionnel et au niveau du protocole, exprimer « qui est autorisé à exercer la tutelle de ce coFay au nom de l'organisation ». Le blueprint interdit l'attribution vague de « l'organisation dans son ensemble assume la responsabilité » — interdiction qui répond directement au point douloureux du monde réel esquissé au Chapitre 1 de « Fays effectuant des transactions de manière autonome, aucune équipe juridique ne pouvant trouver de personne contractante spécifique ».
Visibilité de la délégation. L'action d'un iFay déléguant une tâche à un coFay doit être visible à la fois pour le Human Prime du côté délégateur et pour le côté tuteur du coFay. La Phase 4 ne permet pas la « délégation secrète ».
La responsabilité ne se perd pas dans la collaboration. Lorsqu'un iFay et un coFay accomplissent conjointement une tâche, chaque acte spécifique doit être traçable soit à l'iFay soit au coFay comme sujet exécutant, l'extrémité responsable correspondante l'assumant. Il n'existe aucune forme de collaboration où « les deux côtés font quelque chose mais personne n'est spécifiquement responsable ».
Relation avec le périmètre de la période actuelle
La Phase 4 est hors du périmètre de la conception actuelle du Faying Protocol. Le Faying Protocol de cette période ne couvre que la Phase 1 et n'introduit pas la forme protocolaire pour la tutelle de coFay. L'esquisse de la Phase 4 dans ce chapitre sert à compléter le récit d'ensemble du Chemin de Mission, permettant aux lecteurs de comprendre la logique de l'évolution de « tutelle individuelle » à « tutelle organisationnelle ».
La Phase 4 est la première fois que le Faying Protocol fait face à la forme sociale appelée « organisation ». La complexité des organisations rendra la frontière du devoir de tutelle plus floue qu'auparavant ; la Phase 4 existe pour que le Faying Protocol maintienne toujours une attribution cohérente à l'intérieur de ce flou. C'est la précondition qui permet à la Phase 5 de se déployer.


